Ransomware: négocier avec un hacker ne s'improvise pas

Datum:
Geert Baudewijns

Faut-il vraiment laisser le RSSI négocier avec le hacker ?

Entre 2021 et 2025, le nombre de groupes criminels spécialisés dans le ransomware est passé de 51 à 124, avec des paiements de rançons dépassant les 820 millions de dollars en 2024. Face à ce risque, voici quelques points clés à retenir de la dernière tribune de Geert dans Le Journal du Net:

  • Le stress abîme la décision

    En crise, adrénaline, cortisol, dopamine et biais cognitifs réduisent notre rationalité. Le RSSI, souvent trop impliqué émotionnellement, n'est pas le mieux placé pour négocier.

  • Déléguer, c'est la sagesse

    Les assurances cyber s'appuient sur des cyber-négociateurs spécialisés (une cinquantaine dans le monde), qui maîtrisent le dark web, les pratiques des groupes criminels, les montants de rançon usuels (5 à 10 % du CA) et les obligations légales.

  • Négocier ne veut pas dire payer

    Après vérification de l'attaquant, état des lieux des fuites et des sauvegardes et 3 à 5 jours d'échanges, le paiement n'est jamais la première option : une sauvegarde saine ou un attaquant qui bluffe peuvent justifier de ne rien payer.

  • Anticiper avant la crise

    En France, l'indemnisation suppose un dépôt de plainte dans les 72 heures, pensez à vérifier dès maintenant que votre contrat d'assurance cyber inclut un négociateur.